En conclusion

Aujourd’hui, seuls les cancers du sein et du colon réunissent les conditions d’un dépistage organisé systématique et généralisé à l’ensemble de la population :

  • Un consensus scientifique s’est prononcé sur l’efficacité du dépistage, étant entendu que les démonstrations d’efficacité sont indissociables des conditions dans lesquelles elles ont été obtenues, c'est-à-dire une formation spécifique des professionnels, une double interprétation des tests, une évaluation et un contrôle qualité permanent de l’ensemble du processus.
  • Une décision politique a placé ces dépistages au rang des priorités de santé publique et leur a accordé les financements nécessaires : les campagnes de dépistage du cancer du sein sont généralisées à l’ensemble du territoire français depuis 2004. La généralisation du dépistage du cancer colorectal est effective depuis début 2008.

Les cancers du sein et du colon qui bénéficient d’un dépistage organisé, contrôlé et évalué, gardent néanmoins des indications pour un dépistage individuel. Ce sont les 15 à 20% de personnes pour lesquelles une surveillance plus étroite et/ou faisant appel à d’autres examens est recommandée.

Le dépistage du cancer du col de l’utérus reste un dépistage individuel. Les nouveaux vaccins apporteront une protection complémentaire mais ils ne remplacent pas les frottis qui restent indispensables. La volonté politique est de faciliter l’accès à cet examen aux femmes qui ne sont pas suivies par un gynécologue en encourageant sa réalisation par d’autres professionnels de santé.

Pour en savoir plus :
Recommandations du Conseil de l’Union Européenne relative au dépistage des cancers - Journal Officiel de l'Union Européenne - 2 décembre 2003

Dépistage des cancers : des recommandations à la pratique - SASCO Annie J. - Bulletin du cancer - Juillet 2001